L'autogestion ?

Publié par Solidaires Etudiant-es Paris 8 - Saint Denis, syndicat de lutte

Autogestion

Tract de 2008 de Sud étudiant Paris 8

L'autogestion, dites-vous ? Nos détracteur-trices diront que ça n'existe pas, qu'on ne la respecte pas nous-mêmes. Mais savent-ils ce qu'est l'autogestion ? L'autogestion ne se décrète pas et elle a le mérite de demander la réflexion de tous et toutes, de mener les gens vers une réflexion sur eux-elles mêmes... Bref une vraie remise en cause de nos pratiques individuelles et collectives. Parce que nous refusons de cèder au cynisme ambiant, nous continuons à y travailler !

Sud étudiant, une expérience d'autogestion

Pour Sud étudiant, l’autogestion est un principe fondamental.

Elle vient de la volonté d’avoir un outil syndical égalitaire dans lequel la hiérarchie n’a pas sa place. Au jour le jour, nous essayons d’expérimenter l’autogestion. Cela passe notamment par une rotation permanente des tâches. C’est-à-dire qu’à sud étudiant il n’y a pas d’un côté ceux qui pensent et de l’autre des petites mains qui se contentent de s’occuper des tâches techniques (diffusion de tract, collage d’affiche…) et que nous essayons de partager toutes les tâches notamment en diffusant les savoirs et savoir-faire entre nous.

De plus, nous refusons le principe de hiérarchie. Personne n’a de place supérieure (que cela passe par l’élection ou par une puissance charismatique). Toutes les décisions passent par la discussion des membres du syndicat. L’autogestion nécessite néanmoins une conscience collective pour que tout le monde travaille et que ce ne soit pas toujours les mêmes qui s’occupe des tâches.

L’autogestion dans les luttes

La lutte est pour nous collective. Nous pensons que l'autogestion est un des meilleurs moyens pour l’émancipation de tou-tes les paticipant-es, que c’est par cela que le mouvement se prendra en charge lui-même (à l’encontre des avants gardes et des groupes prétendent qu’il faut des professionnels pour s’occuper d’un mouvement).

L’autogestion dans les luttes c’est donc l’ouverture à tou-tes de toutes les tâches avec une participation maximale de tou-tes les éudiant-es.

Dans les luttes, nous voulons aller vers :

  • Des Assemblées Générales démocratiques : en AG nous imposons : une tribune muette (car de par sa disposition elle peut avoir une place prépondérante), des tours de paroles inscrits avec des doubles listes d’inscrits, un temps de parole limité (pour éviter les tribuns), un ordre du jour amendable et accepté par tou-tes.
  • Un comité de mobilisation ouvert : c’est lui qui organise la lutte, l’AG lui donne un mandat impératif qu’il suit à la lettre, il s’occupe des tâches techniques. Grossièrement le comité de mobilisation est l’organe exécutif de l’AG.
  • Les commissions : elles s’occupent plus précisément de certaines tâches : hygiène, liens interprofessionnels, Service d’Ordre, bouffe, tract, presse…
  • La coordination nationale : s'y réunissent des mandatés de toutes les AG. Ils portent des mandats impératifs. Elle devient l'organe légitime du mouvement, portant la voix de toutes les AG.

Nous invitons à feuilleter les pages du livre micropolitque des groupes :

http://micropolitiques.collectifs.net/

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